Arbuste ornemental à découvrir
Au fils des 4 saisons, il offre un magnifique spectacle, et ses petits fruits comestibles sont un véritable
festin pour les oiseaux.
Carte d’identité :
Nom commun : Amélanchier
Nom scientifique : Amelanchier
Autre nom : Arbre aux oiseaux
Famille : Rosaceae
Origine : Amérique du Nord
Fruits : Amélanche, Saskatoon (Canada), Juneberry (en anglais)
Hauteur : 3 à 6 mètres
Largeur : 3 mètres
Portait végétal :
Port / Ecorce : buissonnant, multi tronc au port souple, ramification fine
Ecorce lisse de couleur gris argenté à gris cendré, se fissure avec l’âge
Feuillage : caduc, alterne, de forme ovale et légèrement denté
Au débourrement, c’est-à-dire à l’ouverture des bourgeons au printemps, couleur cuivré ; en été
couleur vert ; en automne couleur orangé-rouge
Fleurs : Fleurs blanches étoilées à 5 pétales groupées en grappes, aux étamines jaunes
Floraison brève sur une dizaine de jours (de mars à mai)
Exhalent un léger parfum de vanille
Fructification : piridions, des petits fruits qui ressemblent à des baies mais sont en réalité de mini-
pommes (voir l’encadré en fin de fiche), comestibles de fin juin à début juillet, de couleur pourpre à
maturité
La récolte s’échelonne sur 2 à 3 semaines au fur et à mesure du mûrissement des fruits (les oiseaux
en raffolent !)
Conditions de culture :
Exposition : soleil à mi-ombre
Sol : frais et drainé
Rusticité : – 25°C (résiste aux hivers rigoureux, peut être planté dans presque toute la France)
Plantation : automne (hors gel)
Taille / Entretien : supprimer le bois mort et les tiges qui se croisent pour aérer le centre
Facilité de culture : arbuste facile à vivre, ne demandant pas de soins particuliers
Croissance : plutôt lente à modérée
Maladies / Ravageurs : assez résistant ; peut occasionnellement être touché par le feu bactérien ou
l’entomosporiose (petites taches sur les feuilles)
Intérêt écologique :
Pollinisateur : important pour les pollinisateurs (on dit qu’il est « mellifère », c’est-à-dire qu’il nourrit
les abeilles) : sa floraison à la sortie de l’hiver fournit nectar et pollen aux abeilles (période où les
ressources sont encore rares pour elles)
Avifaune : contribue à la biodiversité locale, attire notamment les merles, pics et mésanges
Usage paysager et culinaire :
Au jardin : en haie (prévoir environ 2 m entre chaque pied), en massif d’arbuste ou isolé
En cuisine : au goût proche de celui de la myrtille avec une touche d’amande (conférée par sa graine)
l’amélanche se consomme fraiche, elle est également délicieuse en confiture ou en tarte, et se
conserve 2 à 4 jours au frais
À savoir : seuls les fruits mûrs se consomment ; comme pour la plupart des fruits à pépins, les
graines, feuilles et écorce ne doivent pas être ingérées
Riche en antioxydants, en vitamine C, en fer, en magnésium
Anecdote et histoire :
Autre nom du fruit :
Les « Saskatoon » : vient d’une langue autochtone parlée par les Cris (principaux peuples des
premières nations du Canada). C’est un mot qui a été simplifié par les anglophones.
Le terme initial était « misâskwatômina », il se traduit littéralement par « le fruit de l’arbre aux
nombreuses branches » (misâ : grand/abondant ; skwat : tiges/nombreuses branches ; mina :
baies/fruits)
Ce fruit a donné son nom à une ville canadienne de 300 000 habitants
Les « Juneberry » : fait tout simplement référence au mois de la récolte
L’amélanche est-elle une pomme ?
Botaniquement, le fruit de l’amélanchier n’est pas une baie mais un piridion, c’est-à-dire une pomme
miniature.
Les 2 fruits ont une structure identique : une chair tendre autour d’un cœur qui abrite les pépins.
De plus, sous le fruit on voit encore les petites « dents » desséchées de l’ancienne fleur, exactement
comme sur une pomme.
Ces 2 arbres font partie de la même famille, Rosaceae.
Recettes :
Confiture d’amélanches (pour environ 3 pots)
Ingrédients : 1 kg d’amélanches bien mûres, 800 g de sucre, le jus d’un citron
Préparation :
1. Laver et égoutter les amélanches, retirer les petites queues.
2. Dans une bassine à confiture, mélanger les fruits, le sucre et le jus de citron. Laisser macérer 1
heure.
3. Porter à ébullition puis laisser cuire à feu moyen pendant 25 à 30 minutes, en écumant et en
mélangeant régulièrement.
4. Vérifier la prise en déposant un peu de confiture sur une assiette froide : elle doit se figer
légèrement.
5. Mettre en pots stérilisés encore chaude, fermer aussitôt et retourner les pots quelques minutes.
Astuce : les amélanches ont peu d’acidité naturelle ; le jus de citron aide à la prise et à la bonne
conservation de la confiture
Tarte aux amélanches (6-8 personnes)
Ingrédients :
Pâte à tarte :
200g de farine de blé (ou de farine complète ou d’épeautre pour une version plus rustique)
80g de beurre
40g sucre de canne
1 jaune d’œuf
4 à 5 cuillères à soupe d’eau froide
30g poudre d’amande (à saupoudrer sur la pâte étalée)
Pour la garniture :
500g d’amélanches rincées et égouttées
60g sucre de canne
1 cuillère à soupe de fécule de maïs (type Maïzena)
1 cuillère à soupe de jus de citron
1 pincée de cannelle (optionnelle)
Préparation :
Pâte à tarte :
Mélanger la farine avec le sucre
Incorporer le beurre mou du bout des doigts (pour obtenir une texture sableuse)
Ajouter le jaune d’œuf puis l’eau
Former une boule et laisser reposer 30 minutes au frais
Tarte :
Etaler la pâte, la déposer dans un moule et piquer le fond avec une fourchette
Saupoudrer de poudre d’amande
Dans un bol, mélanger délicatement les amélanches avec le sucre, la fécule, le jus de citron et la
cannelle
Verser la préparation d’amélanches sur le fond de tarte et les répartir sans les tasser
Cuire au four à 180°C pendant environ 35 minutes jusqu’à ce que les bords soient bien dorés et que
le jus des fruits commence à frémir
A déguster tiède ou froid

Son de la plante
(capté avec dispositif de https://pocketscion.com/)
Fiche crée en collaboration avec Celine Puireux

